Amoureux de son métier, passionné de vélo comme d’aventures, Jérôme Commerçon, associé au sein du cabinet Scotto Partners, a plus d’un tour dans son sac. Son parcours, parsemé d’anecdotes, a fait de lui l’un des avocats les plus reconnus en fiscalité du capital investissement. Présentation.

"Je suis un animal un peu particulier, et je n’ai jamais complètement su ce que je voulais faire dans la vie !" Aujourd’hui associé au sein du cabinet Scotto Partners, Jérôme Commerçon commence sa carrière d’avocat chez Willkie Farr & Gallagher. Éternel indécis, il a d’abord rêvé de devenir boulanger lorsqu’il était enfant, non par gourmandise mais pour comprendre où s’échappait l’argent de ses confiseries. Plus tard, malgré des centaines de bonbons engloutis, il décide de fouler les bancs de la fac et entreprend des études en… finance et comptabilité ! Il décroche une maîtrise et le DESCF, qui lui ouvre les portes du métier d’expert-comptable. Très utiles mais encore loin du juridique, les premières expériences professionnelles de Jérôme Commerçon lui font réaliser que cette voie ne sera pas la sienne. Il s’oriente alors vers la fiscalité, motivé par l’importance du rôle qu’occupe l’avocat auprès des clients.

Il intègre HEC en cursus droit et management international, puis l’université Paris Dauphine en 2001, parcours fiscalité de l’entreprise. Alors stagiaire, Jérôme Commerçon rejoint les équipes de Willkie Farr & Gallagher, ce qui le conforte dans son choix de réorientation, jusqu’au jour où les associés du cabinet lui proposent un poste, à condition qu’il décroche le concours d’avocat. Ce qui n’était qu’une formalité pour le jeune diplômé devient finalement son droit d’entrée au sein de la profession, qu’il apprendra à aimer, non pas à cause d’un coup de foudre mais au fil du temps, en appréciant les qualités comme les défauts du métier. Après quatre années passées au sein du cabinet, l’avocat rejoint Latham & Watkins en 2006. 

2008, l’année des épreuves 

Firme incontournable dans le monde du private equity, Latham & Watkins n’en est pas moins touché par la crise des subprimes qui frappe les marchés en 2008. Forte baisse de l’activité oblige, les associés doivent se séparer de certains de leurs collaborateurs. C’est à ce moment précis que l’occasion de partir à l’étranger se présente, un rêve que Jérôme Commerçon avait jusque-là mis de côté. Après discussions, le cabinet accepte de l’envoyer dans son bureau londonien pour une mission de six mois, où il est amené à collaborer sur un dossier franco-anglais important. Mission qu’il considère comme sa planche de salut. Quelques mois plus tard, l’avocat rentre à Paris et conserve sa place au sein des effectifs pour en devenir counsel. Après neuf ans chez Latham & Watkins, il ambitionne de passer associé. Ce projet, Jérôme Commerçon comprend rapidement qu’il ne pourra le mener à bien au sein de la firme américaine. Déterminé, le jeune collaborateur se réinvente, ou du moins réinvente son quotidien. Nous sommes en 2015, l’aventure chez Scotto Partners commence. 

La solidarité, au travail comme dans la vie 

Lorsqu’il intègre en tant qu’associé la boutique haut de gamme spécialisée en management package, le projet est de constituer une équipe 100 % consacrée aux dirigeants d’entreprise et aux entrepreneurs, et de mêler fiscalité et structuration de deal. Parmi ses dossiers récents, l’avocat évoque MailinBlack. Cet éditeur de logiciel marseillais qui développe des solutions contre les cyberattaques l’a sollicité, avec son équipe, sur tous les aspects légaux, patrimoniaux et de modélisation de structuration du deal. L’avocat est fier de son métier : "Je n’ai jamais eu de robe d’avocat, mais au fil des années et avec l’expérience acquise, je suis fier de l’être. Je devrais peut-être enfin me l’offrir, cette robe !" , déclare-t-il. Demandez à Jérôme Commerçon ce qu’il aime le plus dans la profession, il vous répondra que c’est l’entraide qui existe entre les avocats. C’est d’ailleurs une valeur très présente chez Scotto Partners. Et qu’il retrouve notamment dans le sport qu’il pratique : le cyclisme. 

Vivre en harmonie 

Amoureux des paysages canadiens, asiatiques ou encore d’Amérique latine, Jérôme Commerçon s’est donné pour objectif en 2023 de gravir le Mont Ventoux ! Son proverbe préféré ? Celui qui renvoie au mot "Ubuntu", une philosophie humaniste africaine : "Je suis parce que nous sommes."  Nous sommes des êtres sociaux et individuels, nous appartenons à un ensemble plus grand, il faut se mettre à la place des autres pour vivre en harmonie. Ce concept, il le retrouve d’ailleurs dans l’un de ses trois films préférés, The Gambler. Quand Fight Club réveille l’anticonformiste qui sommeille en lui et Gattaca illustre la volonté qui l’anime. Si vous souhaitez connaître l’un des plaisirs quotidiens de Jérôme Commerçon, écoutez sa playlist de musique classique au milieu d’une gare. Ambiance de cinéma garantie. 

Marine Fleury

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